
Une aide concrète à la recheche
Le Prix de la Fondation
Chaque année, lors de la Journée d’information, la Fondation attribue un prix, d’une valeur d’environ 100'000 francs, à un ou plusieurs projets de recherche particulièrement prometteur(s). Le Comité de Fondation est responsable de l'attribution de ce Prix, mais il est secondé par un Comité scientifique, composé de deux experts internationaux dans le domaine du diabète, qui évaluent les projets soumis à la Fondation.
Les membres du Comité de Fondation et du Comité scientifique sont totalement bénévoles. Depuis plus de dix ans, la Fondation romande pour la recherche sur le diabète a subventionné différents groupes de recherche des Facultés de Médecine de Genève et de Lausanne pour un montant global d’environ un million de francs suisses :
Sélection de projet
Prof. Gérard Waeber, Lausanne – Génétique du diabète de type 2,
Prof. Jacques Philippe, Genève – Toxicité des acides gras sur la production d’insuline,
Prof. Philippe Morel, Genève – Transplantation des Îlots de Langerhans chez l’homme,
Dr. Christophe Bonny – Découverte de molécules pouvant empêcher la mort des cellules à insuline,
Prof. Françoise Rohner-Jeanrenaud, Genève – Comment contrecarrer les hormones diabétogènes,
Prof. Paolo Meda, Genève – Etudes sur un nouveau gène impliqué dans le diabète,
Prof. Urs Scherrer, Lausanne – Relations entre la sensibilité à l'insuline et le système cardio-vasculaire,
Prof. Luc Tappy, Lausanne – Rôle de l'alimentation et de l'exercice physique sur la sensibilité à l'insuline,
Dr. Thierry Beney, Genève – Transplantation d'Îlots et traitement immunosuppresseur,
Prof. Romano Regazzi, Lausanne – Rôle des acides nucléiques dans la sécrétion d'insuline,
Prof. Pierre Maechler, Genève – Rôle des mitochondries dans la sécrétion d'insuline,
Dr. Valérie Schwitzgebel, Genève – Diabète de type 2 et inflammation chez l'enfant,
Descriptifs des derniers projets primés
Prix 2007 de la Fondation pour la recherche sur le diabète
En 2007, la Fondation a attribué son prix au docteur Emmanuel Disse du laboratoire du métabolisme dirigé par la professeure Françoise Rohner-Jeanrenaud de la Faculté de médecine de Genève. Le projet du docteur Disse a pour but de mieux comprendre les mécanismes de défense du corps humain suite à une hypoglycémie.
Par définition, le diabète implique une élévation de la glycémie. Tous les traitements ont pour but de baisser le taux de glycémie, avec le risque pour nombre de ces traitements de provoquer une baisse trop importante de la glycémie, engendrant l’hypoglycémie.
L’hypoglycémie constitue la limitation majeure du traitement intensif du diabète. En effet, lorsque le traitement du diabète vise des glycémies proches de la normale, le risque de provoquer des hypoglycémies augmente de manière importante. Comme le cerveau dépend presque entièrement du glucose pour son fonctionnement, le corps humain a développé des mécanismes de protection extrêmement efficaces lorsque la glycémie baisse, par exemple en période de jeûne. Lorsqu’une personne jeûne, c’est la responsabilité du foie de produire du glucose et de maintenir la glycémie. Pour cette mission, le foie est aidé par plusieurs hormones qui tendent à le stimuler à fabriquer du glucose. Lorsqu’une hypoglycémie survient en réponse à un traitement trop important du diabète, plusieurs hormones sont activées de manière extrêmement rapide pour stimuler le foie à produire du sucre et à compenser l’hypoglycémie. Néanmoins ces mécanismes ne sont pas très bien compris. Le but du projet du docteur Disse est de mieux comprendre ces mécanismes et notamment le rôle d’une hormone appelée ghreline qui pourrait jouer un rôle majeur, pas au niveau du foie mais plutôt au niveau du cerveau. Ces recherches pourraient mener au développement de traitements beaucoup plus efficaces pour la prévention de l’hypoglycémie.
Prix 2008 de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète
En 2008, la Fondation a attribué son prix, d’une valeur de 100'000 francs, à trois chercheurs.
Le premier projet soutenu est celui du Professeur Richard James de l’Université de Genève, qui a pour but d’analyser les mécanismes moléculaires impliqués dans les maladies cardiaques dues au diabète, particulièrement la cardiomyopathie diabétique et le rôle potentiellement protecteur du HDL-cholestérol ("bon cholestérol"). Le diabète engendre en effet des problèmes cardiaques responsables du décès d’environ deux tiers des patients diabétiques. Le Professeur James cherche à mieux comprendre la survenue de cette cardiomyopathie diabétique, dont les causes sont encore très mal connues.
Pour sa part, le Docteur Michelangelo Foti de l’Université de Genève étudie les mécanismes par lesquels l’insuline va agir au niveau du muscle et du foie. Les patients diabétiques présentant souvent une résistance à l’action de l’insuline, le Docteur Foti étudie les causes et les conséquences de cette résistance sur le fonctionnement des organes.
Le troisième projet retenu par la Fondation est celui de la Doctoresse Céline Populaire, qui étudie les connexines, des protéines capables de relier les cellules à insuline entre elles, leur permettant ainsi de communiquer. Le but de la Doctoresse Populaire est de déterminer si l’altération des connexines, en particulier la mutation de leurs gènes, peut être l’une des causes du diabète de type II. Elle investigue également les mécanismes moléculaires et cellulaires qui mènent à une dysfonction de la cellule à insuline lorsque les connexines sont altérées.
L’ensemble des résultats générés pendant l’année écoulée, grâce au soutien de la Fondation, sera présenté lors de cette Journée d’information 2009. Nous attendons donc avec impatience de constater les progrès de la recherche qui ont pu être générés grâce à votre soutien.
Prix 2009 de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète
En 2009, la Fondation a attribué son prix à la Doctoresse Pénélope Andreux, du laboratoire de physiologie intégrative et des systèmes du Professeur Johan Auwerk de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.
Le projet a pour but d’identifier de nouveaux déterminants de la fonction des mitochondries par une approche génétique. Les mitochondries sont en effet de petites unités énergétiques de la cellule, en d’autres termes, les générateurs d’énergie de la cellule. La dépense énergétique est donc particulièrement conditionnée par le bon fonctionnement des mitochondries. L’hypothèse du laboratoire du professeur Auwerk est que les mitochondries ne fonctionnent pas correctement chez les patients diabétiques. Par conséquent, il veut identifier les gènes impliqués dans cette malfonction par des études aussi bien chez l’animal que chez l’homme. Le but est évidemment, après l’identification des dysfonctions, d’imaginer des traitements ciblés sur les gènes qui ne fonctionnent pas correctement pour améliorer leur efficacité et augmenter la dépense énergétique.
Ces travaux sont particulièrement prometteurs par leur pertinence chez l’homme avec un but thérapeutique espéré. Les premiers résultats de ces travaux seront donc présentés lors de la 15e journée d’information du 13 novembre 2010.
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